Lundi 9 janvier 2012 1 09 /01 /Jan /2012 22:37

- Des satanistes au Vatican ?

 

«Oui, même au Vatican il y a des membres des sectes sataniques»

- Qui est impliqué ? S'agit-il de simples prêtres ou de laïcs ?


«Il y a des prêtres, des prélats et même des cardinaux»

- Pardonnez-moi, Père Gabriel, mais comment le savez-vous ?


«Je connais des gens qui ont pu m'en rendre compte, parce qu'ils ont eu l'occasion de s'en rendre compte directement. Et c'est quelque chose qui a été «confessé' à plusieurs reprises par le diable lui-même, sous obéissance lors des exorcismes»

- Le Pape est informé ?


«Bien sûr, qu'il en a été informé ! Mais il fait ce qu'il peut. C'est quelque chose de terrifiant. Gardez à l'esprit également que Benoît XVI est un pape allemand, il vient d'une nation résolument fermée à ces choses. En Allemagne, en fait, il n'y a presque pas d'exorcistes, et pourtant, le pape y croit : j'ai eu l'occasion d'en parler avec lui à trois reprises, avant, quand il était préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi. Il y croit, et comment! Et il en a parlé de façon explicite en public plusieurs fois. Nous avons été reçus en tant qu'association d'exorcistes (en octobre 2005, ndt), il a également prononcé un beau discours, nous encourageant et louant notre apostolat. Et n'oublions pas que du diable et de l'exorcisme, Jean-Paul II aussi en a beaucoup parlé»

- Alors, c'est vrai ce que Paul VI disait : que la fumée de Satan est entrée dans l'Eglise ?


«C'est vrai, malheureusement, parce que dans l'Eglise aussi, il y a des adeptes de sectes sataniques. Ce détail de la «fumée de Satan», Paul VI en a parlé le 29 Juin 1972. Ensuite, comme cette phrase a créé un énorme scandale, le 15 Novembre 1972, il y a consacré tout un discours sur le démon, le mercredi, avec des mots très forts. Certes, il a brisé la glace, en levant un voile de silence et de censure qui a duré trop longtemps, mais cela n'a pas eu de conséquences pratiques. Il a fallu quelqu'un comme moi, qui n'était rien, pour répandre l'alarme, pour obtenir des conséquences pratiques»

Le Père Gabriele Amorth est aujourd'hui l'un des plus grands exorcistes au niveau international. Il accomplit sa mission dans la ville de Rome. Dans ses mémoires, recueillies par Marco Tosatti dans «Père Amorth. Mémoires d'un exorciste. Ma vie dans la lutte contre Satan(Piemme) il y a avant tout la plainte qu'il veut faire entendre à l'Eglise, l'Eglise et ses évêques :


«Nous avons beaucoup de prêtres et de nombreux évêques qui, malheureusement, ne croient pas à Satan», dit-il.

 

Et encore :

 

«Il a des pays entiers qui n'ont pas d'exorcistes : Allemagne, Autriche, Suisse, Espagne, Portugal ... Beaucoup d'évêques ne croient pas au diable, et en arrivent même à dire en public, l'enfer n'existe pas, le diable n'existe pas. Et pourtant, dans l'Evangile, Jésus en parle abondamment, on en viendrait donc presque à se dire, ou ils n'ont jamais lu l'Évangile ou ils n'y croient pas !»

Beaucoup d'évêques ne croient pas au diable, donc. Et, de fait, la bataille du Père Amorth est sur deux fronts : contre l'ennemi de toujours et contre le silence ou l'incrédulité de l'Église :


«Le Code de Droit Canon affirme que les exorcistes devraient être choisis parmi la fine fleur du clergé» dit-il. Pourtant, ce n'est pas le cas. Souvent, les meilleurs prêtres sont affectés par l'évêque à d'autres tâches. Et les quelques exorcistes ont peu d'expérience. Ce devrait être le contraire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il existe aussi une activité extraordinaire du démon, qui consiste en son pouvoir d'occasionner des troubles particuliers, exceptionnels ; cela se produit quelquefois par notre propre faute, mais aussi parfois par celle d'autrui. Nous pouvons classifier ces maux selon 4 catégories, bien qu'il n'existe pas un langage commun parmi les exorcistes pour décrire les phénomènes démoniaques :

possession : le diable entre dans le corps humain et se manifeste par des gestes et des paroles. Dans un tel cas, qu'il soit bien clair que satan ne peut jamais se rendre maître de l'âme.


vexation : le démon frappe une personne avec des souffrances et des maléfices, agissant sur le plan de la santé, des affections ou du travail. C'est un cas très difficile à discerner car souvent ces maux proviennent de satan mais d'une manière indirecte, non évidente, jusqu'à sembler provoqués par des phénomènes naturels. Pourtant, les personnes frappées, souvent incomprises des prêtres et Évêques peu instruits de ces faits, tournent alors leur recherche d'aide vers des mages ; les problèmes se compliquent alors ultérieurement car toute magie tire son efficacité du royaume des ténèbres.

C'est une illusion stupide de penser que la magie dite
 «blanche», celle qui semble poursuivre une finalité de bien, puisse utiliser le pouvoir du Malin pour devenir bénéfique et éliminer le mal. La magie est toujours noire, toujours maléfique. même quand elle est présentée comme «bonne».


obsession : il s'agit de troubles donnés à l'homme, qui frappent sa sérénité intérieure, son équilibre psycho-émotif. Satan agresse en causant des perturbations, angoisses et tourments intimes.


infestations : on entend ces maléfices qui frappent également les choses et les animaux. Le Catéchisme de l’Église Catholique affirme qu'on peut faire des exorcismes aussi aux choses (CCC n°1673), et, de fait, il arrive parfois de devoir exorciser des maisons ou des lieux

Tous ces maux particuliers - qui toutefois n'ont jamais de pouvoir sur l'âme - se reçoivent pour 4 motifs :


a) par libre initiative du démon. Dieu, en vertu de la liberté accordée à chaque créature, tolère que satan opère le mal, même si le mal n'est pas la volonté du Seigneur. Sa non-intervention immédiate ne représente pas pour autant une permission de Dieu au mal. Les motifs de cette volonté divine nous échappent en partie ; pourtant, nous savons que le Tout-Puissant a le pouvoir de transformer le mal en bien.

De nombreux saints ont été frappés de possessions, vexations, obsessions et se sont sanctifiés à travers ces épreuves: Padre Pio, le Curé d'Ars, Ste Gemma... N'oublions pas la valeur de la croix. Les maux sataniques, offerts en sacrifice à Dieu, ont un énorme pouvoir de rédemption.


b) par la fréquentation de lieux dangereux : mages, cartomanciennes, groupes sataniques, séances de spiritisme.
c) par la persistance dans le péché grave. Avec le temps, on « s'endurcit » dans le péché et le mal creuse plus profondément ses racines en nous.

d) par les maléfices : c'est la cause la plus commune, qui regarde 90% des cas et ne dépend pas de celui qui subit les maux. «Maléfice» signifie un mal fait avec l'aide du démon. Qui peut le faire ? Non pas tous mais seulement les mages réellement en contact avec le diable. On connaît diverses formes de maléfices : envoûtement, enchaînement, mauvais œil... Sont coupables de tels maux celui qui ordonne les maléfices et celui qui les fait.
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Jeudi 29 décembre 2011 4 29 /12 /Déc /2011 14:03

La Messe avec Saint Pio de Pietrelcina

 

 

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La Messe avec Saint Pio de Pietrelcina

Avec l'autorisation du Père Christian

 

On a pu dire de Padre Pio que sa journée se décomposait ainsi: préparation à la messe, célébration de la messe, action de grâces de la messe. Suivre pas à pas Padre Pio dans la célébration de la messe, pour autant qu'on le puisse: voilà qui éclaire singulièrement la figure du saint capucin, et fait entrer dans la dynamique générale de son existence: louange au Dieu Trinité, union avec Jésus crucifié, sacrifice de soi pour le pardon de péchés et le soulagement de la souffrance. Voilà aussi qui nous indique la porte d'entrée et le chemin: l'Eucharistie.

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La préparation à la messe


« 
L’Eucharistie était le centre d’attraction vers lequel convergeaient tous les moments de la journée de Padre Pio. Chaque heure du jour était une préparation ininterrompue et une action de grâce continuelle à Jésus dans le Saint Sacrement ». (Père Tarcisio, « La messe de Padre Pio ») Un autre frère capucin a témoigné avoir dû, à plusieurs reprises, « arrêter » Padre Pio en pleine nuit, alors qu'il se levait déjà et s'en allait à l'église: la faim du Corps, la soif du Sang du Christ le tenaillaient au point qu'il ne pouvait attendre plus longtemps... ni l'heure, ni la fatigue, ni un état de santé bien souvent délabré, rien ne semblait être un obstacle valable. Padre Pio l'écrivit (et le dit) à de très nombreuses reprises; voici, par exemple, ce qu'il décrivait à son Père spirituel, Padre Benedetto, le 29 mars 1911: « Mon cœur se sent comme attiré par une force supérieure avant de s’unir à lui le matin dans le sacrement de l’Eucharistie. J’en ai une telle faim et une telle soif, avant de le recevoir, que peu s’en faut que je ne meure d’inanition. Et c’est justement parce que je ne peux pas ne pas m’unir à lui que je suis obligé d’aller me nourrir de sa chair, parfois même malgré ma fièvre. » Padre Pio est alors à Pietrelcina, dans sa famille, depuis une année, pour des raisons de santé, et il a été ordonné prêtre quelques mois auparavant le 10 août 1910. Il connaît à cette époque une nuit mystique, état spirituel dans lequel il ne sent souvent plus rien de Dieu. Le dernière phrase de la citation prend alors toute sa force: sa faim de l'Eucharistie est d'autant plus forte que Jésus lui semble absent; il désire le Corps du Christ; il le veut ainsi, car il en a fait l'expérience, et surtout parce que la Foi de l'Église l'affirme: Jésus est réellement présent dans le Sacrement de l'autel. Il y a donc toujours un lieu et un temps où le trouver: la messe. Quand, finalement, Padre Pio n'était pas arrêté (par sa santé, par un frère bienveillant pour Padre Pio, et fatigué pour lui-même), il commençait une longue préparation à la célébration de la messe. On pourrait ici reprendre la remarque du Curé d'Ars, répondant à quelqu'un qui s'étonnait de l'heure qu'il passait en prière devant le Saint-Sacrement avant de célébrer: « Je vais toucher le Bon Dieu et je vais lui commander, et vous ne voulez pas que je me prépare! »

 

Voilà qui nous interroge sur notre propre faim du Corps du Christ, sur notre soif de son Sang, sur ces autres réalités que nous désirons plus que le Seigneur. Un autre texte de Padre Pio peut être lu ici. Padre Pio rapporte ici des paroles de Jésus qui lui est apparu dans un vision mentale: « Ils me laissent seul de jour comme de nuit dans les églises. Ils ne se soucient plus du sacrement de l’autel; on ne parle plus de ce sacrement d’amour; et même ceux qui en parlent, hélas, avec quelle indifférence, avec quelle froideur ils le font! Mon Cœur est oublié. Personne n’a plus souci de mon amour. Je suis toujours dans la tristesse. Pour beaucoup, ma maison est devenue un théâtre; il en est ainsi de mes ministres eux-mêmes, que j’ai toujours regardé avec prédilection, que j’ai aimés comme la pupille de l’œil. Eux, ils devraient réconforter mon cœur plein d’amertume, ils devraient m’aider à sauver des âmes. Or, qui le croirait, je reçois de leur part beaucoup d’ingratitude. Je vois, mon fils, beaucoup de ceux-là qui… (ici, il se tut, la gorge serrée, et il pleura en silence) me trahissent avec des airs hypocrites par des communions sacrilèges, foulant aux pieds les lumières et les forces que je ne cesse de leur donner ». (Lettre au Père Agostino, 12 mars 1913) Ce texte nous interroge sur ces petits détours que nous ne faisons pas pour passer, ne serait-ce qu'un moment dans l'église devant laquelle on passe. N'est-ce pas là une préparation lointaine à la messe? N'est-ce pas là un indice de notre faim (ou non-faim) de l'Eucharistie, et un moyen de la raviver, de l'entretenir? Ce texte nous renvoie aussi à une désinvolture que l'on rencontre parfois au début de certaines célébrations, où le bruit et les distractions font que nous n’attendons pas Jésus en vérité et dans le recueillement: bruits dans l’assemblée, distractions de notre esprit.

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Les rites de pénitence

Eucharistie et pardon


Padre Pio a été un fervent apôtre de la communion fréquente et, si possible, quotidienne. (La communion fréquente est une raison pour laquelle Padre Pio avait une vénération immense pour le pape Pie X qui l'avait promue, et qu'il le considérait comme le plus grand pape des temps modernes.) Rien, déclarait Padre Pio, rien, excepté la certitude d'un péché mortel, ne doit écarter un chrétien du Corps du Christ. Plus encore, en ces temps (ceux du Padre Pio… et les nôtres) d’indifférence, voire « d’apostasie silencieuse » (selon l’expression de Jean-Paul II), la communion est une nécessité vitale: « En ces temps si tristes où tant d’âmes sont apostates, je ne peux pas m'imaginer que l'on puisse vivre de la vraie vie sans la nourriture des forts. (…) Le moyen le plus sûr pour échapper à la corruption est de nous fortifier avec l'Eucharistie. Celui qui vit sans se rassasier de la chair immaculée de l'Agneau Divin, ne pourra ni éviter le péché, ni progresser dans la voie de la perfection ». (Lettre de Padre Pio à Raffaelina Cerase, 15 mai 1914) Seul, donc, le péché mortel est un obstacle à la communion fréquente; cependant nul n’est, par lui-même, digne de communier, de recevoir Dieu en son corps et en son âme. Le court dialogue qui suit, le déclare d'une manière radicale: « Père, je me sens tellement indigne de communier! Vraiment, j'en suis indigne! « 
 « C'est vrai, nous ne sommes pas dignes d'un tel don; mais une chose est d'y prendre part indignement en état de faute grave, une autre est de ne pas en être dignes. Tous, nous en sommes indignes; mais c'est Jésus qui nous invite, c'est lui qui le désire. Soyons donc humbles et recevons-le d'un coeur rempli d'amour ». (Propos recueillis par Giorgio Festa)

 

Les rites de pénitence du début de la messe, comme ceux qui précèdent la communion (Agneau de Dieu… Seigneur, je ne suis pas digne de te recevoir…), sont spécialement dédiés à cette conscience que nous avons besoin de la communion tout en en étant indignes; puis à une prière demandant la vraie humilité. Selon Padre Pio, il ne faut jamais oublier deux dimensions fondamentales de la messe: la première est que c’est le Seigneur qui nous invite, et non pas nous qui décidons ceci ou cela; la seconde est la dimension sacrificielle de l’Eucharistie : pendant la messe, en la personne du prêtre, le Christ accomplit l’œuvre de salut et de miséricorde qui nous libère de nos péchés. La communion au Corps du Christ est pardon des péchés, selon la parole de saint Jean: « Le sang de Jésus nous purifie de tout péché ». Cela, bien évidemment, toujours selon Padre Pio, doit être accompagné de la réception régulière du pardon dans la confession.

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Le Gloria

 

Le Gloria de la Messe nous renvoie aux deux moments principaux de la manifestation de la Gloire divine dans l’Evangile: Noël et Pâques. (Rappelons qu’il est omis durant l’Avent et le Carême, périodes préparatoires à ces deux fêtes.) Rien n’est dit de cette partie de la messe, en relation directe avec Padre Pio. Prenons alors appui sur « sa » conception de la gloire, en rapport avec ses deux fêtes, comme avec la Transfiguration. Noël, d’abord. Nous savons tous l’émerveillement de Padre Pio lors de cette fête qui célèbre la naissance du Dieu-Homme. Jésus est la Lumière qui éclaire le monde désormais; il est, ainsi que Padre Pio l’écrit dans une méditation sur l’Epiphanie, la véritable étoile qui guidait les mages, qui nous guide au milieu des ténèbres. Or, quelles sont les ténèbres les plus profondes, sinon celles du péché? Justement, le Gloria est proclamé après la prière pénitentielle, où la miséricorde divine a été affirmée et donnée. Comment ne pas nous en réjouir, nous en émerveiller? Gloire à Dieu… Vrai chant des anges, comme un nouveau Noël, ainsi que le dit Jésus: « Il y a de la joie chez les anges du ciel pour un seul pécheur qui se convertit » (Lc 15,10). La gloire de Noël n’est cependant pas définitive et totale. L’histoire du monde se poursuit, et avec elle l’histoire de chaque homme, heureuse et dramatique. La gloire est en avant de nous. Il s’agit alors de ne pas s’arrêter à ce qui est certes donné par Dieu, mais n’est que transitoire. Ce qui est fondamental, c’est d’être avec Jésus, c’est qu’Il soit avec nous. Ainsi Padre Pio écrivait-il à ses filles spirituelles: « Dites-moi, mes chères filles, vous savez bien qu’à la naissance de notre Seigneur, les bergers ont entendu les chants angéliques et divins des esprits célestes. L’Ecriture nous le dit, mais elle ne dit pas que la Vierge sa Mère et saint Joseph, qui étaient les plus proches de l’Enfant, entendirent la voix des Anges et virent ces splendeurs miraculeuses. Au contraire, au lieu d’entendre les angelots chanter, ils entendaient l’Enfant pleurer et ils voyaient, dans la lumière émise par une pauvre lampe, les yeux de ce divin Enfant tout baignés de larmes, tremblant de froid. Alors, je vous le demande: N’auriez-vous pas choisi d’être dans l’étable obscure et pleine des cris du petit Enfant, plutôt que d’être avec les bergers, tout entiers pris par la jubilation de la douce mélodie céleste et la beauté de cette splendeur admirable? Si, très certainement. Vous vous seriez exclamé, vous aussi, comme saint Pierre: Il est bon que nous soyons ici… C’est bien là que vous vous trouvez, auprès de l’Enfant Jésus, tremblant de froid dans la grotte de Bethléem; et plus encore: vous n’êtes pas sur le Tabor avec saint Pierre, mais sur le Calvaire avec les Marie, où vous ne voyez que mort, clous, épines, impuissance, ténèbres extraordinaires, abandon et déréclition. Aussi, je vous invite à aimer la crèche de l’Enfant de Bethléem, à aimer le Calvaire du Dieu crucifié dans les ténèbres. Tenez-vous auprès de lui et soyez certaines que Jésus demeure en vos cœurs plus que vous ne pouvez le croire et l’imaginer ». (Lettre aux sœurs Ventrella, 1er octobre 1917) Le Thabor est le lieu de la Transfiguration, le Calvaire le lieu de la Crucifixion. Pour Padre Pio, il s’agit de la même montagne, celle où la Gloire et la Croix, la Lumière et les ténèbres, sont mêlées.

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La liturgie de la Parole

 

Padre Pio était souvent ému jusqu’aux larmes en entendant ou en proclamant l’Ecriture Sainte au cours de la messe. Un jour qu’on lui en demandait la raison, il déclara: « Les dons de Dieu n’ont donc pas de valeur pour toi! Cela est-il de peu d’intérêt que Dieu dialogue avec ses créatures? » Dans la lecture et la méditation de l’Ecriture, il y a un dialogue réel entre Dieu et l’homme. Entendre la voix du Seigneur: quelle grâce, quelle émotion! Cette émotion, comme celle qui est vécue dans l’expérience de la miséricorde, n’est pas un sentiment occasionnel, un échauffement des sens, forcément ambigu. Elle est un mouvement profond de l’âme qui naît d’une familiarité avec la Parole de Dieu, en premier lieu l’Evangile. Cette familiarité se construit et se vit dans la prière. Dans ses lettres d’accompagnement spirituel, Padre Pio insiste beaucoup sur cet aspect : la méditation de la vie de Jésus prime sur toute autre méditation. Ainsi écrit-il à l’une de ses filles spirituelles, Annita Rodote: « Je désire de votre part une chose plus que toute autre: que votre méditation ordinaire se porte autant que possible sur la vie, la passion et la mort, sans oublier la résurrection et l’ascension de notre Seigneur Jésus Christ ». (8 mars 1915) Il va jusqu’à se faire le directeur de son directeur spirituel, le Père Agostino, afin que ce point soit clair dans l’esprit de ce dernier: « Ayez toujours le ferme propos, mon bon Père, de répondre généreusement à Jésus et de vous rendre digne de lui, c’est-à-dire semblable à lui et orné des adorables perfections révélées par l’Ecriture et l’Evangile. Mais pour que cette imitation soit possible, il y faut une réflexion quotidienne sur la vie de celui qui se propose comme modèle. De cette réflexion naît l’estime de ses actes, et de cette estime le désir et le réconfort de l’imitation ». (27 février 1918)

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L'offertoire

 

L’offertoire était l’un des moments les plus marquants de la ‘‘messe de Padre Pio’’. Padre Pio restait immobile de longues minutes, parfois jusqu’à une demi-heure, l’hostie puis le calice levés devant ses yeux où, souvent, des larmes venaient. C’est comme s’il était pris par une force mystérieuse. On lui demanda un jour: « Pourquoi pleurez-vous pendant l’offertoire? » Padre Pio répondit: « C’est parce qu’à ce moment, l’âme est séparée du profane ». Plus qu’auparavant encore, le Seigneur séparait son serviteur de toute réalité secondaire, le rendait parfaitement indifférent à ce qui se passait autour de lui. Si Padre Pio vivait l'ensemble de la Messe comme le sacrifice et la passion de Jésus, et le moment de la consécration comme la crucifixion de Jésus (il s’accordait en cela avec l’enseignement de l’Eglise, réaffirmé récemment dans l’encyclique de Jean-Paul II « L’Eglise vit de l’Eucharistie »), on peut considérer que l’offertoire le renvoyait au temps précédent cette crucifixion. Un passage de sa correspondance fait un parallèle entre le dépouillement que Jésus subit avant la crucifixion et la séparation des choses profanes, que nous venons d’évoquer pour l’offertoire: « Sur le mont Calvaire, habitent les cœurs que l’Epoux céleste favorise de son amour divin… Mais fais attention à ce que je vais dire: Les habitants de cette colline doivent être dépouillés de toutes habitudes et affections terrestres, de même que leur roi fut dépouillé des vêtements qu’il avait lorsqu’il y arriva. Remarque, ma bonne petite fille, les vêtements de Jésus étaient saints, n’ayant pas été profanés quand ses bourreaux les lui enlevèrent chez Pilate. Il était cependant juste que notre divin maître s’en dépouille pour nous montrer que rien de profane ne doit être porté sur cette colline. Prends donc garde, ma bonne petite fille, d’entrer au festin de la Croix, qui est mille fois plus délicieux que les noces mondaines, sans le vêtement blanc, nettoyé de toute autre intention que de celle de plaire au Divin Agneau ».(Lettre à Ermina Gargani, 28 décembre 1917)

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La prière eucharistique

 

Le texte qui suit, est le compte-rendu que le père Hamel, sulpicien français, professeur de séminaire, fit après avoir assisté à la messe de Padre Pio, quand il se rendit à San Giovanni Rotondo en 1950. Par la sobriété des mots et la justesse de son regard, ce texte nous aide à ‘‘entrer’’ dans la célébration de Padre Pio.

 

Décrire cette messe est difficile, pour la raison très simple qu’elle n’offre rien de spectaculaire et que vous êtes pris dans l’action liturgique. Cet homme a le don de faire prier. Dans ces conditions, observer est quasi impossible. Il reste qu’après coup, vous pouvez revivre la scène et en décrire la particularité. À voir les choses du dehors, le premier détail qui frappe est évidemment la durée, mais une fois encore après coup seulement. Car pendant la cérémonie, vous ne sentez pas le temps. La messe du Padre Pio dure une heure et quart… De l’offertoire, nous n’avons retenu qu’une chose, le geste soutenu de l’oblation, près de cinq minutes. Les paroles sont dites lentement, une à une, séparées; les yeux ne quittent pas la croix; le corps immobile; une oraison muette prolonge l’offrande. Relisez cette offrande, vous devineriez tout ce que le Padre peut y mettre. Toute la portion qui jusqu’à la Consécration et qui durera vingt minutes est en effet marquée par une détresse physique et morale, singulièrement émouvante. On a l’impression que le Padre essaye de retarder le plus possible le dénouement du sacrifice, comme si, à mesure qu’approche la consécration, une panique se développait en lui. Tout son comportement l’indique: ses plaies peut-être s’ouvrent, ou du moins le font souffrir, si l’on en juge par les crispations des mains, la sueur, le déplacement incessant des pieds, sur lesquels il n’ose s’appuyer, le masque parfois convulsé des traits du visage. On ne peut s’empêcher d’évoquer l’Agonie… On est en effet obligé de reconnaître que son comportement extérieur exprime des sentiments très différents selon les moments de la messe. Sur la toile de fond de la Passion, il est facile de voir que le Padre Pio suit le parcours de Notre Seigneur, du Cénacle au Calvaire… L’anxiété atteint son paroxysme avec la Consécration où le Padre semble vivre la mise en Croix. Les paroles sont hachées, dans une sorte de hoquet.

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La communion

 

Le texte précédent évoquait déjà la manière dont Padre Pio communiait. Ce texte est, dans la suite, plutôt de l’ordre de la réflexion. On pourra relire également le second article de cette série, qui rappelait l’insistance de Padre Pio pour la communion fréquente.

 

Une force nouvelle d’union

 

L’Eucharistie est une force qui ouvre au don et à l’accueil, ainsi qu’à l’unité qui en découle. Cette unité, cette cohésion dépasse les limites du temps et de l’espace, car elle est la « force » même de la communion trinitaire : elle est l’amour. Padre Pio l’exprime bien quand il affirme: « L’Eucharistie est un don nouveau et absolument unique de l’amour immense de Jésus pour nous. Parce qu’en se donnant en nourriture et en boisson pour l’homme, il s’unit à lui de la manière la plus parfaite qui puisse exister entre le Créateur et la créature ». (Lettre à Giusseppina Morgera, 5 mai 1916) Dans son Encyclique sur l’Eucharistie, Mystici Corporis, le pape Pie XII écrivait dans le même sens: « Le divin Rédempteur s’est uni très étroitement, non pas seulement avec l’Eglise, son épouse aimée, mais aussi, en Elle, avec l’âme de chaque fidèle, avec lequel il désire ardemment s’entretenir dans des colloques intimes, spécialement après qu’il s’est approché de la table eucharistique ». (n°88)


L’expérience d’union de Padre Pio


Cette expérience mystique, Padre Pio l’a vécue d’une manière particulière, ce qu'il raconte au Père Agostino, le 18 avril 1912: « C’est à peine si j’ai pu me rendre auprès du divin Prisonnier pour célébrer la messe. Une fois celle-ci finie, je suis resté avec Jésus pour faire mon action de grâce. Oh, comme elle fut suave, la conversation que j’eus avec le paradis ce matin-là, à tel point que, même si je le voulais, il me serait impossible de tout vous dire. Il y a des choses que l’on ne peut traduire dans un langage humain sans qu’elles perdent leur profond sens céleste. Si vous me passez l’expression, mon cœur et celui de Jésus ont fusionné. Il n’y avait plus deux cœurs qui battaient, mais un seul. Le mien avait disparu comme une goutte d’eau dans la mer. Jésus était son paradis, son roi. La joie était en moi si intense, si profonde, que je n’ai pu me contenir: mon visage était inondé des larmes les plus délicieuses ». Cette communion des cœurs, que Padre Pio décrit comme une fusion, est l’une des premières manifestations de son union avec Jésus Crucifié. Assez rapidement, la dimension de la croix apparaîtra dans ce phénomène, sous la forme d’une blessure; ainsi, le 26 août de cette même année, il écrit, toujours au Père Agostino: « Ecoutez ce qui m’est arrivé vendredi dernier. J’étais à l’église en train de faire mon action de grâce après la messe, quand je me sentis tout à coup le cœur transpercé par un javelot de feu si vif et si ardent que je crus en mourir. Les mots me manquent pour vous faire comprendre l’intensité de cette flamme: il m’est réellement impossible de le décrire. Me croirez-vous? L’âme victime de ces consolations devient muette. J’avais l’impression qu’une force invisible me plongeait tout entier dans le feu… Mon Dieu, quel feu! Quelle douceur! » Le 5 août 1918, ce sera la transverbération du cœur, et le 20 septembre Padre Pio recevra les stigmates.


C’est le Christ qui vit en moi

 

Revenons à la communion eucharistique. Cette communion met en l’âme tous les éléments de la vie spirituelle, elle la rend capable de posséder Dieu. Et posséder Dieu, cela signifie, comme l’explique saint Paul dans la Lettre aux Philippiens (2,5 et ss), vivre avec lui et par lui, ressentir les désirs, les angoisses, l’amour de Jésus pour l’humanité, partager ses sentiments, éprouver son zèle pour l’expansion du Règne de Dieu. En résumé, c’est se trouver dans la condition du saint du Gargano quand il s’exclame: « Tout se résume en ceci: Je suis dévoré par l’amour de Dieu et l’amour du prochain ». (Lettre au Père Benedetto, 20 novembre 1920) Cette union au Christ est le résultat de l’action toute mystique qui, parallèlement à l’action liturgique, se produit dans notre âme quand nous nous approchons de l’Hostie consacrée. De même que le Pain eucharistique est assimilé par notre corps, notre âme est absorbée par la divinité de Jésus: « La communion au Corps et au Sang du Christ nous fait devenir ce que nous recevons ». (Concile Vatican II, const. Lumen Gentium, n°26) Dans le cadre de cette vérité, le phénomène des stigmates trouve son explication. En Padre Pio, comme en saint François et en d’autres saints, la communion spirituelle avec le Christ s’est manifestée, de par la volonté divine, à l’extérieur, dans le corps: alors, la conformité de l’Amant et de l’Aimé est rendue parfaite. Plus nous aurons le désir de nous unir fréquemment à Jésus-Eucharistie, plus nous serons identifiés au Christ, jusqu’à ce que nous puissions dire: « Ce n’est plus moi qui vit, mais c’est le Christ qui vit en moi ». (Ga 2,20)


Eucharistie et Pénitence


Pour que nous puissions reprendre ces paroles de saint Paul aux Galates, nous devons vivre dans la grâce, nous abstenir, autant que cela nous est possible, du péché: « En effet, si nous aspirons à la communion avec Lui, nous devons contempler sa vie toute divine dans la chair et, l’imitant dans sa pureté sans péché et sainte, nous élever à un état divin et immaculé. Ainsi, nous recevrons la communion et la ressemblance avec Lui, comme Il nous l’a promis ». (Pseudo-Denys, Ve siècle) Le sacrement de la Pénitence, joint à celui de l’Eucharistie, nous aide à nous fortifier contre nos faiblesses humaines et contre les tentations de l’ennemi.

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Mercredi 28 décembre 2011 3 28 /12 /Déc /2011 21:01
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Mercredi 28 décembre 2011 3 28 /12 /Déc /2011 13:46

 

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Seigneur, ayez pitié de nous 
Jésus-Christ, ayez pitié de nous 
Seigneur, ayez pitié de nous 
Jésus-Christ, écoutez-nous 

Jésus-Christ, exaucez-nous

Père céleste qui êtes Dieu, ayez pitié de nous 
Dieu, le Fils Rédempteur du monde, ayez pitié de nous 
Esprit Saint qui êtes Dieu, ayez pitié de nous 
Trinité sainte qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous

Sainte Marie, priez pour nous 
Sainte Mère de Dieu, priez pour nous 
O Marie, Reine des Anges, priez pour nous 
Saint Michel Archange, priez pour nous 
Saint Gabriel Archange, priez pour nous 
Saint Raphaël Archange, priez pour nous 
Saints anges et archanges, priez pour nous

Nos saints anges gardiens, priez pour nous 
Nos saints anges gardiens, qui contemplez la Face du Père céleste, priez pour nous 
Nos saints anges gardiens, qui ne vous écartez jamais de nous, priez pour nous 
Nos saints anges gardiens, qui nous êtes attachés par une céleste amitié, priez pour nous 
Nos saints anges gardiens, qui nous exhortez fidèlement, priez pour nous 
Nos saints anges gardiens, nos sages conseillers, priez pour nous 
Nos saints anges gardiens, qui nous préservez de nombreux maux du corps et de l'âme, priez pour nous 
Nos saints anges gardiens, nos puissants défenseurs contre les assauts de l'Ennemi, priez pour nous 
Nos saints anges gardiens, qui nous soutenez dans la tentation, priez pour nous 
Nos saints anges gardiens, qui nous aidez quand nous chancelons et tombons, priez pour nous 
Nos saints anges gardiens, qui nous consolez dans la misère et la souffrance, priez pour nous 
Nos saints anges gardiens, qui portez nos prières devant le Trône de Dieu, priez pour nous 
Nos saints anges gardiens, qui nous aidez à progresser vers le bien par vos inspirations et vos suggestions, priez pour nous 
Nos saints anges gardiens, qui malgré nos fautes ne vous éloignez jamais de nous, priez pour nous 
Nos saints anges gardiens, qui vous réjouissez de nos progrès, priez pour nous 
Nos saints anges gardiens, qui veillez sur nous et priez quand nous dormons, priez pour nous 
Nos saints anges gardiens, qui ne nous quittez pas au moment de l'agonie, priez pour nous 
Nos saints anges gardiens, qui consolez les âmes du Purgatoire, priez pour nous 
Nos saints anges gardiens, qui conduisez les justes au Ciel, priez pour nous 
Nos saints anges gardiens, avec qui un jour nous verrons Dieu et le louerons éternellement, priez pour nous

Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous Seigneur 
Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous Seigneur 
Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous Seigneur


Prions. 

Dieu éternel et tout-puissant qui dans votre ineffable bonté, avez envoyé à tous les hommes, dès le sein maternel, un ange particulier pour la protection du corps et de l'âme, accordez-nous de l'aimer et de le suivre fidèlement afin que nous parvenions avec lui à l'éternelle félicité. 
Par Jésus-Christ Notre-Seigneur. 
Amen. 

 

 

 

 

 

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Mercredi 28 décembre 2011 3 28 /12 /Déc /2011 13:37

 

 

 

Seigneur, ayez pitié de nous,  Seigneur, ayez pitié de nous 
Ô Christ, ayez pitié de nous,  Ô Christ, ayez pitié de nous 
Seigneur, ayez pitié de nous  Seigneur, ayez pitié de nous 
Jésus-Christ, écoutez nous,  Jésus-Christ, écoutez nous 
Jésus-Christ, exaucez nous,  Jésus-Christ, exaucez nous

Père Céleste, qui êtes Dieu,  ayez pitié de nous 
Fils Rédempteur du monde, qui êtes Dieu,  ayez pitié de nous 
Esprit Saint, qui êtes Dieu,  ayez pitié de nous 
Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu,  ayez pitié de nous

Notre-Dame de la Délivrande, gloire de votre peuple,  priez pour nous 
Notre-Dame de la Délivrande, puissance protectrice de nos rivages,  priez pour nous 
Notre-Dame de la Délivrande, espérance des matelots,  priez pour nous 
Notre-Dame de la Délivrande, mère des petits enfants,  priez pour nous 
Notre-Dame de la Délivrande, gardienne de l'innocence,  priez pour nous 
Notre-Dame de la Délivrande, refuge toujours ouvert aux pécheurs,  priez pour nous 
Notre-Dame de la Délivrande, consolatrice des affligés,  priez pour nous 
Notre-Dame de la Délivrande, qui faites marcher les boiteux,  priez pour nous 
Notre-Dame de la Délivrande, qui délivrez les captifs,  priez pour nous 
Notre-Dame de la Délivrande, qui fortifiez les âmes à l’heure de la mort,  priez pour nous 
Notre-Dame de la Délivrande, qui arrêtez le fléau de la peste,  priez pour nous 
Notre-Dame de la Délivrande, qui écartez de nous les menaces de la guerre,  priez pour nous

Notre-Dame de la Délivrande,  délivrez-nous 
Des maux de la guerre,  délivrez-nous 
De l’indifférence au service de Dieu,  délivrez-nous 
Des scandales du siècle,  délivrez-nous 
Des fléaux de la colère divine,  délivrez-nous 
Des maux qui affligent Rome et l’Église,  délivrez-nous 
Des dangers qui menacent notre patrie,  délivrez-nous 
De tout mal,  délivrez-nous

 

Agneau de Dieu, qui enlèves les péchés du monde,  pardonne-nous, Seigneur 
Agneau de Dieu, qui enlèves les péchés du monde,  exauce-nous, Seigneur 
Agneau de Dieu, qui enlèves les péchés du monde,  aie pitié de nous, Seigneur

 

Prions : Ô Dieu, dispensateur de tous les dons, qui avez par un admirable prodige découvert à nos pères cette image sacrée de Notre-Dame de la Délivrande, et qui avez voulu orner son front d’un diadème d’or, accordez-nous par son intercession, à nous qui l’avons honorée sur la terre, la grâce d’être couronnés dans le Ciel des mains de votre divin Fils Jésus-Christ, qui vit et règne avec Vous en l’unité du Saint-Esprit dans tous les siècles des siècles. Amen

 

 

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